Jour 01

Les têtes surchauffaient dans l’atelier de Mark Smout et Thomas-Bernard Kenniff. Trouver une unité qui permet de mesurer une expérience spatiale n’est pas chose simple. En équipe de 3@5, les étudiant(e)s ont dû plancher pour identifier cette unité avec laquelle ils travailleront pendant la semaine. Même si selon Mark cette première étape est la « quick bit » du projet, reste que ce choix influencera l’ensemble du travail de l’atelier.


Jour 02

L’analyse des fréquences sonores émises par un verre contenant différents volumes d’eau lorsque celui-ci est percuté par une tige en métal, le « mapping » de l’ombre produite par un volume (un humain?) exposé au soleil du mois de mai sur une grille cartésienne, l’espace en termes de statistiques reliées à la consommation de bouteilles d’eau… Pourquoi pas?

Les équipes ayant déterminé chacune leur unité, elles ont maintenant dû tenter de l’interpréter d’un point de vue spatial et/ou visuel. À voir demain ce que les unités de mesure feront émerger.


Jour 03

Découverte ce matin : une équipe se cachait au niveau métro depuis deux jours! Pour toutes les équipes, l’unité de mesure a été déterminée. Des prototypes d’instruments de mesure de ces unités hypothétiques ont commencé à être fabriqués pendant la journée. L’objectif des équipes est de créer rapidement des prototypes leur permettant de « mesurer leur mesure » afin de développer un produit fini à la fin de la semaine.

Dès demain (jour 04), la majorité des prototypes pourront être testés. C’est à ce moment qu’il sera possible de mieux saisir l’unité à mesurer et l’instrument qui la mesure, créé par chaque équipe.


Jour 04

Les équipes ont continué à peaufiner leurs instruments de mesure. En fin de journée, Mark Smout a présenté quelques-uns des meilleurs projets finaux qui ont été présentés à l’École d’architecture Bartlett. Demain, les étudiantes et étudiants auront une dernière journée pour finaliser leurs instruments. Vendredi, ils auront à créer une image, un « packaging » et/ou un manuel d’instruction expliquant leurs instruments.
Voici deux des sept projets en cours.
  • Mesure de la température ressentie grâce à un système de couches de manteau. Quelle est la température ressentie sur le toit-terrasse au mois de mai, lorsque le soleil se pointe le nez? 5 gml (1 gml = 1 veste standardisée). À l’ombre, il fait toutefois 7 gml.
  • Mesurer le risque de traverser une rue par un instrument ludique. En fonction de trois paramètres (la température de l’autre côté de la rue, le niveau de « rush » de l’utilisateur et le nombre de voitures), le système indique un niveau de confiance pour traverser la rue. 1 = on n’est pas responsable si tu traverses ; 7 = tu peux traverser sans crainte! Sous forme de sac à dos, cette grosse machine est une « app physique » qui aide à la prise de décision pour les piétons!

Jour 05

Les projets continuent d’avancer. Selon l’horaire, ils devraient être finalisés ce soir, pour que les équipes puissent se consacrer demain à créer un manuel d’utilisation, un « packaging » ou une description de leur instrument de mesure.
Voici deux autres projets en cours.
  • Que ferons-nous de toutes les bouteilles de plastique consommées quotidiennement qui s’accumulent en un 8e continent dans l’océan pacifique? La future planète plastique demande à être mesurée. Que peut-on mesurer par une bouteille en plastique? Ce projet propose un kit pour convertir une bouteille d’eau en une panoplie de dispositifs permettant de mesurer différents phénomènes.
  • Un autre kit de dispositifs est en train d’être développé, celui-ci permettant de mesurer humidité et température des surfaces minérales et des surfaces végétales. Du Mr. Freeze au pain grillé en passant des cheveux de cheval, les instruments ludiques permettent de lire autrement le contraste entre ces types de surface dans l’espace urbain.

Jour 06

L’atelier au 4e était plutôt vide aujourd’hui. La majorité des équipes étaient soit à l’atelier multitechnique, soit en train de filmer l’utilisation de leurs instruments de mesure. Plusieurs équipes feront une vidéo explicative pour communiquer le fonctionnement de leur instrument. Des prototypes de manuels d’utilisation et de « packaging » ont commencé à apparaître sur les tables en après-midi. Demain, les équipes devront présenter en cinq minutes leur instrument. Les présentations commenceront à 9 h 30.
Voici les trois derniers projets.
  • Une équipe tente d’établir la relation entre le son et l’espace. Grâce à un petit moteur électrique, un marteau en plastique cogne sur un verre rempli d’eau à intervalle régulier. Grâce à des seringues et des tuyaux, les verres peuvent être vidés et remplis pendant que le marteau cogne sur le verre, modifiant ainsi la fréquence du son émis par l’impact.
  • Une autre équipe a créé une grille qui peut être tournée sur deux axes. La grille peut donc être placée perpendiculairement à source lumineuse (le soleil, par exemple). En plaçant un volume (humain) derrière la grille et en liant les limites du volume par des fils à celle-ci, il est possible de créer un polygone sur la grille qui couvrirait d’ombre l’entièreté du volume.
  • La dernière équipe a réalisé une étude sur la perception du temps et de l’espace pendant la semaine. Au début de la semaine, l’équipe a distribué un kit à chacun contenant des bracelets en papier ayant la forme d’une montre ainsi qu’un document permettant de relever le niveau de stress. À chaque fois qu’ils passaient dans les ateliers, les étudiant(e)s de cette équipe sonnaient une cloche. Les participants à l’étude devaient alors écrire sur leur « montre » l’heure du jour perçue ainsi que leur niveau de stress sur le document. Les données ont été compilées et vont permettre de créer une relation entre la déformation de l’espace et le moment de la journée perçu.

Jour 07 – Présentations finales

Avec Mark Smout et Thomas-Bernard Kenniff