En cette matinée ensoleillée, les étudiants terminent leurs maquettes afin de vite passer à l’étape de l’expérimentation. Les polyèdres de tailles différentes ont parfois des faces blanches, des faces avec des imprimés psychédéliques ou des faces réfléchissantes. On s’attend à des effets visuels impressionnants, mais tout reste secret!

matali crasset a généreusement offert aux étudiants de design international et au public un survol de sa pratique de design industriel et multi-échelle dans une conférence au Centre de design. À travers ces projets, elle nous parle de son intérêt particulier à la vie que procure les objets et les pièces qu’elle créée. Elle défend le design qui veut changer le monde à petite échelle, de manière durable et dans une constante recherche de singularité. Elle termine la conférence sur une note optimiste en encourageant les futurs designers dans la pièce à prendre des risques et à ouvrir les limites du design industriel. Elle l’a elle-même fait par des projets participatifs et ludiques en travaillant plusieurs échelles.

La relation entre le corps humain et les structures est le sujet de la journée. Les étudiants jouent le rôle des danseurs et du chanteur, ils ne font qu’un avec les polyèdres. On imagine les chorégraphies et les poses que les danseurs pourraient prendre selon les modules créés. Même les transitions entre les différents numéros sont réfléchies. On étudie toutes les possibilités d’assemblage et d’effets de lumière.

matali rappelle tout de même aux étudiants qu’il faut avoir des intensions sinon il y a justement trop de possibilités. Les tirs rajustés, les designers documentent les poses les plus cohérentes avec leur concept. La chorégraphie est créée selon la scénographie et les structures imaginées, un processus singulier et particulièrement intéressant, signature du travail de matali.